De l’amitié

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Pourquoi Thébaïde News lire : Présence et retrait (Janvier 2015)

De l’amitié on connaît assez bien ce qu’en a dit Montaigne (1553-1592) dans ses Essais à propos de La Boétie (1530-1563) :

 Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. »

On connaît moins l’opinion de La Rochefoucauld (1613-1680) dans ses Maximes :

« Ce que les hommes ont nommé amitié n’est qu’une société, qu’un ménagement réciproque d’intérêts, et qu’un échange de bons offices ; ce n’est enfin qu’un commerce où l’amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner. » 83
ou encore :
« Il est plus honteux de se défier de ses amis que d’en être trompé. » 84
et encore :
« Notre défiance justifie la tromperie d’autrui. » 86

Par ailleurs,Théophraste (l’auteur de ce blog) ayant lu  récemment Les Caractères de Théophraste (le vrai, le contemporain d’Aristote) s’est aussi mis à relire Les Caractères de La BruyèreIl y a trouvé ceci :

« Le temps, qui fortifie les amitiés, affaiblit l’amour. »

« Tant que l’amour dure, il subsiste de soi-même, et quelquefois par les choses qui semblent le devoir éteindre, par les caprices, par les rigueurs, par l’éloignement, par la jalousie ; l’amitié, au contraire, a besoin de secours : elle périt faute de soins, de confiance et de complaisance. »

« Il est plus ordinaire de voir un amour extrême qu’une parfaite amitié. »

« L’amour et l’amitié s’excluent l’un l’autre. »

Et enfin ce jugement plutôt sévère :

« Il y a un goût dans la pure amitié où ne peuvent atteindre ceux qui sont nés médiocres. »  

De Térence (190-159 av. J.-C.) un poète comique  latin peut-être d’origine berbère, cette observation judicieuse :
« La complaisance engendre des amis, la vérité engendre la haine ».
« Obsequium amicos, veritas odium parit » (Andrienne, v. 68)

Et ceci également, car en amitié en principe l’affection circule :
« On se fourvoie complètement si l’on croit que l’autorité est plus forte et plus solide quand elle se fonde sur la force, que lorsqu’elle s’appuie sur l’affection. »
« Errat longe … qui imperium credat gravius esse aut stabilius vi quod fit quam illud quod amicitia adiungitur » (Adelphes, v. 63-64)

Cette page connaîtra des ajouts et modifications ultérieurs.

Lire aussi :
Qui est Théophraste ?

Contacter Théophraste : lionelf@laposte.net

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