Du progrès de l’inhumanité

Transhumanisme, du progrès de l’inhumanité

Tous les termes écrits en bleu sont des liens cliquables. (Accès à plus d’info, des vidéos)

Théophraste emprunte ce titre à PMO (Pièces et Main d’Oeuvre)  qui se définit comme « un atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble ».

PMO qui vient donc de publier un article sur le transhumanisme. Lecture hautement recommandée et à tête reposée, plutôt sur écran d’ordinateur que sur smartphone !

Théophraste observe que le délabrement accéléré des sociétés et de l’environnement s’accompagne de ce délire technologique, le projet d’un « corps humain version 2.0 » qui pourrait s’imposer rapidement à l’humanité et se banaliser comme le téléphone portable, détruisant ce qui reste encore d’humain au sens originel en chacun de nous.
Mais la nature n’a pas dit son dernier mot, elle se prononcera peut-être plus vite qu’on ne pense… Voilà encore de quoi faire frémir certains lecteurs. Mais pourquoi frémir ?
Il y a peut-être mieux à faire et plus urgent !

Extraits de l’article :

(…) L’humain ne doit pas rester cet être imparfait, fragile, faillible et surtout, mortel. Il  doit vaincre la maladie et la mort, mais aussi « s’améliorer » (« s’augmenter », disent les anglophones), notamment en s’hybridant avec la machine.

Vinci

L’homme de Vitruve, Léonard de Vinci (intéressant, à lire !)

70 ans après la chute de l’hitlérisme, de ses démences de « race supérieure », la prévalence d’un nazisme scientiste ne heurte plus que les esprits rétrogrades.

Google, Facebook, Amazon, comptent parmi leurs dirigeants des transhumanistes assumés. Ceux-ci impulsent et financent des programmes visant « la mort de la mort », selon le slogan de California Life Compagny (Calico), filiale de Google, et la création d’un surhomme, d’un Homme nouveau doté de fonctionnalités inouïes, garantissant des performances optimales.

Ceux qui choisiront de rester humains et de ne pas s’augmenter seront les « chimpanzés du futur »*, selon le cybernéticien Kevin Warwick. (…) Si chacun construit son identité et le support matériel de celle-ci selon ses propres choix, il n’y a plus de reconnaissance possible en l’autre. Fin de l’homme, fin de la société, fin de l’aventure commune. C’est un anthropocide que préparent ces ennemis de l’humain, sous le regard complaisant, sinon complice, d’intellectuels, de journalistes, de chercheurs en sciences sociales en mal de scandale et de transgression. (…)  Refuser le posthumain serait du racisme.

Ainsi progresse l’inhumanité : de façon concrète, matérielle, dans les laboratoires. De façon insidieuse, manipulatrice, dans le discours politico-économique (c’est le « progrès »), et dans celui, transgressif, des idéologues professionnels. Voilà pourquoi nous avons le devoir de penser par nous mêmes, de mettre en forme notre désir de rester humains et de l’exprimer de manière claire, intelligible et non négociable. C’est à quoi nous devons travailler.

Pièces et main d’œuvre Mai 2015

Et de poser encore cette question cruciale :
« Comment atteindre avec des mots, désormais, ces masses qui n’ont plus de mots, privées de langage par des décennies de de destruction scolaire et de divertissement industriel ? »

Transhumanisme, du progrès de l’inhumanité
(l’article dans son intégralité)

Théophraste en est déjà un du présent !


A propos :

Dans un monde de douleur et d’effroi

Théophraste ne prétend pas changer la société et encore moins le monde. Il conçoit et diffuse ce blog comme il le peut, d’abord et avant tout pour témoigner de ses inquiétudes et de son indignation mais aussi de sa confiance en la nature qu’il se garde cependant de déifier. Il espère ce faisant, dans un contexte de déshumanisation globale, préserver sa propre humanité et peut-être, sans trop savoir ni prétendre, celle de ses éventuels et fugaces lecteurs. Par ailleurs, les croyances, les incohérences, les appétits de réussite, de pouvoir, d’argent, de sexe, l’orgueil souvent démesuré, l’ordinaire mépris que nuance à peine l’indifférence, la méfiance souvent pathologique, les susceptibilités souvent maladives, le besoin souvent compulsif de dominer et d’être le plus fort, la jalousie souvent insidieuse, l’hypocrisie et la lâcheté souvent sans bornes, le perpétuel côtoiement de l’intelligence et de la bêtise chez ses « frères humains »* le laissent pantois. Il réfute tous les mots en isme, à commencer par le nihilisme, et ne s’estime pas plus philosophe qu’écrivain (en dépit de son nom de « plume » qui est aussi un prénom). Il est vrai qu’il écrit mais si peu…

S’il dérange ce n’est ni par plaisir, ni par goût de l’exagération, mais par un besoin vital d’ajustement au réel, à ce qui est et à ce qui devient dans ce monde de douleur et d’effroi. Enfin hormis la perception factuelle et quasi quotidienne de tout ce qui précède, il n’a au fond de lui même qu’une seule certitude, c’est qu’il ne sait rien.

* Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
François Villon (1431-1463)
La Ballade des pendus


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