Grèce : survivre sous emprise

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C’est ce qui attend le peuple des hellènes. C’est aussi ce qui à terme nous attend, nous les européens unis sous l’emprise de la finance, des banquiers, des multinationales et des hyper-riches, cependant que le chaos guerrier mâtiné de terrorisme a toutes chances de s’intensifier aux marges de notre vieux continent, sur fond de canicules et autres événements climatiques imprévisibles.

La question grecque a beaucoup agité, agite toujours et continuera d’agiter tous les acteurs politico-socio-économico-médiatiques de la sphère décisionnelle aux apparences démocratiques qui permet de pressurer les peuples, de les mettre au pas, voire à genoux et pourquoi pas d’aller plus loin encore si la préservation des intérêts de l’oligarchie financière le requiert…

Cette question grecque se révèle d’une formidable exemplarité. Il apparaît plus que jamais que la valeur fondatrice de l’Europe, la valeur divinement imprescriptible, le seul ciment unitaire de ce continent à bout de souffle, c’est le FRIC, rien que le FRIC, tout le FRIC !

Sparte

Cette photo un peu passée a été prise par Théophraste à Sparte (Péloponnèse) en août 1980. Ce qui l’a motivée c’est l’innocence de cet enfant anonyme qui joue au pied de la statue d’un hoplite (guerrier spartiate de l’antiquité) et le contraste sémantique qui en découle.

Cet enfant, s’il est toujours en vie, doit avoir aujourd’hui entre 30 et 40 ans. Que vit-il et comment survivra-t-il demain sur la glorieuse terre des hellènes, en cette Europe du FRIC et de la domination ?

Un extrait de la lettre d’ATTAC du 16 juillet 2015 :

Sous Brejnev, les oligarques staliniens ne croyaient plus à leur système, ils se contentaient de le faire durer. Depuis, le mur de Berlin est tombé mais celui de l’argent s’est renforcé… Nos oligarques européens, les Juncker, Hollande ou Merkel, eux, semblent vraiment croire que leur système est rationnel. Pourtant, même les économistes des banques jugent l’accord du 13 juillet « délirant » et « irréaliste »[1]. L’ aveuglement volontaire des dignitaires repose sur l’imbrication puissante entre l’idéologie du marché infaillible et l’intérêt prosaïque des rentiers. L’échec actuel de la Grèce est la défaite de la raison tout autant que de la justice et de la démocratie. Mais le peuple grec a déjà montré ses capacités de rebond et d’innovation.
1.“Délirant”, “irréaliste”… Des économistes jugent le plan d’aide grec », Le Monde


A propos :

Dans un monde de douleur et d’effroi

Théophraste ne prétend pas changer la société et encore moins le monde. Il conçoit et diffuse ce blog comme il le peut, d’abord et avant tout pour témoigner de ses inquiétudes et de son indignation mais aussi de sa confiance en la nature qu’il se garde cependant de déifier. Il espère ce faisant, dans un contexte de déshumanisation globale, préserver sa propre humanité et peut-être, sans trop savoir ni prétendre, celle de ses éventuels et fugaces lecteurs. Par ailleurs, les croyances, les incohérences, les appétits de réussite, de pouvoir, d’argent, de sexe, l’orgueil souvent démesuré, l’ordinaire mépris que nuance à peine l’indifférence, la méfiance souvent pathologique, les susceptibilités souvent maladives, le besoin souvent compulsif de dominer et d’être le plus fort, la jalousie souvent insidieuse, l’hypocrisie et la lâcheté souvent sans bornes, le perpétuel côtoiement de l’intelligence et de la bêtise chez ses « frères humains »* le laissent pantois. Il réfute tous les mots en isme, à commencer par le nihilisme, et ne s’estime pas plus philosophe qu’écrivain (en dépit de son nom de « plume » qui est aussi un prénom). Il est vrai qu’il écrit mais si peu…

S’il dérange ce n’est ni par plaisir, ni par goût de l’exagération, mais par un besoin vital d’ajustement au réel, à ce qui est et à ce qui devient dans ce monde de douleur et d’effroi. Enfin hormis la perception factuelle et quasi quotidienne de tout ce qui précède, il n’a au fond de lui même qu’une seule certitude, c’est qu’il ne sait rien.

* Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
François Villon (1431-1463)
La Ballade des pendus


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