Automne 2016 à la thébaïde (1)

 Je rêve de vers doux … (…)

De vers de soir d’automne ensorcelant les heures (…)

Je rêve de vers doux mourant comme des roses.

Ce bref et magnifique poème d’Albert SAMAIN en lecture complète ICI.

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L’automne à la thébaïde ce sont les travaux que l’on accomplit partout en cette saison : débroussailler et tondre une dernière fois la prairie avant mise à sec et remisage de la tondeuse et de la débroussailleuse, nettoyage des parterres, dernières tailles des arbustes, affronter la chute des feuilles qui vont tout envahir, que les bourrasques de vent vont projeter partout ; balai à feuilles et souffleur seront maintes fois requis.

Mais l’automne c’est aussi le temps  des plantations et il faut y penser longtemps à l’avance. Il y a 2 ans il s’est agi de compléter une haie par des lauriers, des éleagnus, des houx, une  clématite, un chèvrefeuille  et de planter un pommier reine des reinettes. Il a fallu suivre par un arrosage régulier en 2015, notamment pendant la canicule. Un houx et le pommier ont failli crever mais ils sont très bien repartis. Une seule perte à cette époque, une frêle charmille offerte par le pépiniériste ; le goutte à goutte de l’arrosage n’arrivait pas jusqu’à son pied. Cela dit l’été devient une saison pénible, l’absence de pluie pendant des semaines, les températures élevées et tout souffre. L’herbe jaunit et ne pousse plus, les arbustes  sont languides, seuls les sapins demeurent immuables. On sent bien que ça ne s’arrangera plus *. Où sont les saisons d’antan ?
Théophraste envisage de faire équiper la thébaïde de moustiquaires pour passer des nuits plus respirables et plus sereines fenêtres ouvertes… Quoi qu’il en soit ces périodes sont toujours plus vivables qu’à Paris

Cette année, en ayant planifié longtemps à l’avance, on plantera 4 chèvrefeuilles : 3 lonicera caprifolia (le chèvrefeuille commun des haies qui sent très bon et fleurit assez longtemps), ainsi qu’un fragrantissima également très odorant. Un lilas blanc (Madame Lemoine !) apportera un peu de diversité dans une haie de lilas mauves.

Mais le plus important ce sera les rhododendrons : 2 violets et un jaune qui ont demandé une importante préparation. En effet ce sont comme les azalées des plantes acidophiles pour lesquelles il faut d’abord creuser une fosse assez large et décaisser comme on dit sur au moins 50 cm.

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 Il ne pleuvait pas, la terre étant très sèche, il a fallu arroser. Les 10 premiers cm ont été très pénibles.

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 La fosse est assez profonde. Des heures d’effort !

Il faut ensuite combler cette fosse de terre de bruyère avant de planter. En effet dès que les racines rencontreront une terre au PH neutre la plante cessera de croître. Ce ne sont pas des variétés naines et le but est qu’ils atteignent au moins 2 m  d’ici quelques années, sachant qu’ils peuvent monter jusqu’à 3, 4 mètres. En mai c’est une floraison sublime.

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3 sacs de 50 l de terre de bruyère ne suffiront pas.

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   Fosse à demi comblée. Il faudra encore ajouter 2 sacs de 70 l avant plantation.

Inutile de dire que tout ceci demande beaucoup de travail et un certain effort physique. A cet égard Théophraste s’amuse toujours de ces réparties automatiques en forme de clichés, lorsqu’au cours d’une conversation il lui arrive de décrire les travaux entrepris.
On lui objecte immédiatement que c’est « bon pour la forme, la santé » etc, de même qu’il est tout à fait convenu que les vieux doivent s’occuper (« ça occupe ») puisque désaliénés, n’ayant plus à « perdre leur vie pour la gagner » (en ayant d’ailleurs épuisé un important capital) ils ne pourraient que s’ennuyer en attendant la mort.

Au registre des plantations de cette année il faut encore ajouter un Nandina domestica, autrement dit un « bambou sacré », mais cette fois ci dans un grand pot.
Enfin, car il faut planifier longtemps à l’avance, à l’automne 2017, après démontage d’un vieil abri de jardin (initialement un poulailler !), il s’agira de restaurer une haie d’hibiscus dont certains sont assez malingres et d’introduire d’autres espèces : genêts, wegelias… (cela reste à étudier), de planter aussi un sorbier des oiseaux à baies rouges (dont les oiseaux raffolent).

Après cela il sera peut-être possible de mener à bien un projet initial qui était l’objectif de Théophraste avant même que d’acquérir la thébaïde il y a plus de 7 ans : cultiver des simples, autrement dit des plantes médicinales sur une zone prévue pour le potager et aujourd’hui dévolue à une aléatoire prairie fleurie. Patience…

 Les végétaux sont commandés et seront livrés le 2 novembre prochain.

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* 2016 s’annonce comme l’année la plus chaude depuis 1880 que les relevés de températures existent. Juillet 2016 : 0,87° au dessus de la moyenne du XXe siècle. Hausse des catastrophes naturelles en 2015 et encore très récemment avec l’ouragan Matthew, accélération de la montée du niveau des mers et de leur acidification, recul des glaciers etc (Rapport annuel de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, NOOA). Inutile d’en rajouter avec le bluff mondial et consensuel : les 2° pour sauver le climat. L’inéluctable est en train de s’accomplir mais Théophraste garde le moral…

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A suivre…

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Une réflexion au sujet de « Automne 2016 à la thébaïde (1) »

  1. Nous connaissons bien tous ces travaux, qui nous occupent et nous épuisent aussi !!!! le jardin, c’est sans fin, on plante, on déplante, on sarcle, on taille, on enrichit la terre, on s’attriste sur les plantes et arbres morts, cette année ,c’est le record !! il fait trop chaud, ou bien, c’est trop humide !!! les chenilles défoliatrices ont commencé à dévorer le sorbier des oiseaux ,on a du faire appel à un professionnel pour détruire le nid de frelons !!, chaque année , c’est nid de guêpes ou frelons etc ……… (je vais vous écrire sur votre adresse mail …) bon courage pour vos plantations mary

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