Comment peut-on être une fleur ?

En si peu de mots Jean-Paul Galibert exprime ce lien fugace dont le regard humain est médiateur, lien de vie et qui nous enseigne comme il l’écrit fort bien un « chemin pour exister ». Que ne serait notre monde si dès le plus jeune âge l’enfant était initié à la contemplation de la nature ?

existence!

Une fleur, c’est une coquille de couleur. Sans doute le jardinier, ou le botaniste, la définiront-ils tout autrement; mais ce qui demeure toujours  à dire, c’est la fleur en son vécu, dans l’expansion de son vécu au notre. Comment peut-on être une fleur ? Telle est la question par où la fleur, si singulière en sa manière d’être, m’enseigne une des chemins pour exister. La fleur, en un sens, éclate dans l’espace comme un  feu de couleurs dans la moite immensité du terne. Mais cette explosion est comme retenue. La fleur est un éclat contenu ; elle a la brillance  de l’éclat et la douce modestie, la pudeur de la coquille, qui enroule son mouvement en un infini intérieur. Tout le tact de la fleur est dans l’intimité de son éclat.

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