Le cauchemar climatique

Peu de temps après la publication de ce texte d’autres cyclones ont sévi dans la zone caraïbe et dévasté deux petites Antilles, Saint-Martin et Saint-Barthélémy puis Cuba, la Floride et partiellement Hispaniola (Haïti et Saint-Domingue).

Il n’est que de lire le texte ci-dessous et de suivre les liens qui renvoient à des publications antérieures pour prendre la mesure de ce qui risque de se produire et dont l’effet nécessairement dévastateur ne sera pas totalement négatif si les humains commencent à prendre conscience de ce que la nature tente de leur communiquer avant de bouleverser drastiquement l’état du monde voire de les anéantir. Ce n’est peut-être pas pour demain mais c’est en cours. La prise de conscience et les inflexions qu’elle entraîne commencent toujours chez quelques individus.

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Houston (Texas), quatrième ville des États-Unis, dévastée par un super typhon d’une intensité record jamais égalée (avec quelques incidences sur les plate-formes pétrolières dans le golfe du Mexique et une usine chimique française…), des pluies torrentielles durant des jours et des jours, de gigantesques inondations ; les médias pronostiquant des dizaines de milliards de dégâts (des dizaines de milliards de petits billets verts « in god we trust ») et des années et des années pour la reconstruction. Mais le temps des reconstructions passera. Car ce ne sont que les prémices de probables dévastations bien plus considérables, bien plus irrémédiables et de reconstruction il ne sera un jour même plus question. Lire la suite

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Un jardin d’utopie (s) : la thébaïde

C’est ainsi qu’historiquement à Paris fut d’abord désigné le Jardin des Plantes du Roi avant qu’il ne devînt plus simplement le Jardin des Plantes annexé au Muséum d’Histoire Naturelle, un lieu merveilleux de promenade en toute saison, sauf peut-être certains dimanches après-midi ensoleillés lorsqu’il y a foule comme dans tous les espaces verts de Paris.

Alors pourquoi la thébaïde de Théophraste s’apparenterait-elle à un jardin d’utopie ?

Une utopie, selon l’étymologie grecque du terme, signifie « en aucun lieu » . Par extension, ce qui relève de l’idéal, de l’imaginaire. Une conception ou un projet qui paraît irréalisable comme dit Le Robert et qui liste pour synonymes : chimère, illusion, mirage, rêve, rêverie.

Faut-il le rappeler ? La thébaïde c’est au cœur d’une ancienne province française, une humble maisonnette en pleine nature, à l’orée d’un gros village où comme on dit « il y a tout », un terrain de dimensions modestes entièrement clos de haies d’hibiscus, forsythias, lilas,chèvrefeuilles, un bois attenant de grands sapins et de feuillus bruissant d’oiseaux, des prairies alentour où paissent pacifiquement un âne, quelques chevaux et de belles vaches blanches (qui ne savent pas ce qui les attend, voir les vidéos de L214 (si vous avez le courage regardez ici, 4’31 terrifiantes) et relire peut-être le texte d’Ovide : Rien ne meurt), avec pour horizon un moutonnement de très vieilles collines chargées d’histoire…

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Migrants : angélisme ou ignominie ?

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« Tout se passe comme si l’hospitalité était impossible. »
Jacques Derrida
« Si l’Europe échoue, le lien avec les droits civils sera rompu. »
Angela Merkel

« En faisant la guerre aux migrants l’Europe n’est pas en cohérence avec ses principes et ses idéaux relatifs aux droits de l’homme. »
Catherine Wihtol de Wenden Journal de 13h France Inter 2/9/2015
C’est le moins qu’on puisse dire.

Même si le sujet est passé au second plan dans l’actualité il n’en est pas moins récurrent. Et d’ailleurs ces derniers temps il resurgit avec son cortège tragique de brèves désastreuses. Comment s’accommoder en effet de ces annonces lancinantes et quasi quotidiennes du naufrage ou de la mort de dizaines d’adultes et d’enfants au large de la Grèce ou de la Turquie ?

Les médias parlent maintenant d’un « enlisement de la crise des migrants » : « La plus grande crise des réfugiés depuis la seconde guerre mondiale. » Tout est « crise » !

L’angélisme c’est celui qu’on attribue à celles et ceux qui se portent au secours des migrants, associations, individus, humanitaires… à celles et ceux dont la plus élémentaire humanité refuse cet enlisement dans l’indifférence, une indifférence majoritaire dans toute l’Europe. Celles et ceux qui s’indignent de l’hostilité croissante dont les migrants sont l’objet et qui se traduit par d’insupportables violences (dernièrement des ratonnades à Loon-plage près de Dunkerque, lire ici), à commencer par l’abandon, le dénuement, l’incroyable misère, les conditions infra humaines de survie dans lesquels ils sont tenus. Fermeture des frontières, discours et agressions xénophobes, édification de clôtures, en France relégation dans ces territoires de la honte que sont Grande Synthe (voir ici : La boue au ventre : un webdoc de France 24 qui décrit les terribles conditions du camp de Grande Synthe ), la « jungle de Calais » (que l’actuel ministre de l’intérieur français avait rebaptisée « la lande » il y a quelques mois, c’était plus soft mais ça n’a pas pris, et qu’il s’apprête à « vider » prochainement, renvoyant des milliers de malheureux à l’errance). Angélisme encore depuis qu’un groupe d’individus « de type nord-africain » se sont livrés à des attouchements et des agressions sexuelles sur des jeunes femmes à Cologne, la nuit de la Saint Sylvestre et dont il faudrait reporter la responsabilité sur l’ensemble des migrants qui sont, rappelons le, des milliers, des centaines de milliers… Une intéressante mise au point à ce sujet est d’ailleurs à lire ici.

Par ailleurs des faits et des annonces médiatiques proprement hallucinants : Lire la suite

Dernières fleurs…

…pour un bide climatique

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A l’issue du sommet sur le climat en décembre 2009 à Copenhague le négociateur danois pleurait. Soyons rassurés, en ce début décembre 2015 si doux, au Bourget, à l’issue de la « COP 21 »,  Fabius ne versera pas une larme. Il trouvera sûrement qu’on a avancé et que le climat, la planète, la biodiversité, la vie quoi, sont en passe d’être sauvés.

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Le président du changement c’était maintenant (et de la quadrature de l’inversion de la courbe) reprendra tout ça à son actif et l’été prochain, ou un été à venir, on priera pour que sous nos douces latitudes océaniques et tempérées une canicule prolongée ne vienne pas poser de cruciaux problèmes de refroidissement à l’une ou l’autre de nos chères centrales nucléaires (Une énergie propre sans gaz à effet de serre ! On oublie les déchets, c’est pour les générations futures, « nos enfants », on les aime tant…), notamment celles qui dépendent de ce magnifique fleuve, le dernier fleuve sauvage d’Europe, mais à l’étiage incertain, la Loire.

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  PASOLINI PRÉMONITOIRE !

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1975 – 2015

Comme en écho aux ravages du présent quelques brèves citations des Lettres luthériennes (texte écrit en 1975, dont certains chapitres toujours actuels, et à maints égards plus que jamais) :

(…) « la télévision* et, sans doute bien pis encore, l’école obligatoire** ont réduit tous les jeunes et les adolescents à de minables petits bourgeois de deuxième série, chipoteurs, complexés, racistes »
* dont il relève « la stupidité criminelle » et que dire aujourd’hui d’Internet et de ses « réseaux sociaux »…
** Pasolini critiquait alors l’école secondaire italienne : « une école d’initiation à la vie petite bourgeoise ». Une critique tout aussi recevable pour le 2e degré français.

Et surtout ceci comme en préfiguration de cette vague de criminalité qui déferle sur le monde, l’Europe et tout dernièrement Paris :

« Tout va bien : il n’y a pas dans le pays des masses de jeunes criminaloïdes, ou névrosés, ou conformistes jusqu’à la folie et à l’intolérance la plus totale : les nuits sont sûres et sereines, merveilleusement méditerranéennes ; les enlèvements, les hold-up, les exécutions capitales, les millions de vols et de vols à la tire ne concernent que les pages des faits divers dans les journaux, etc. Tout le monde s’est adapté, soit par la volonté de ne s’apercevoir de rien, soit par la dédramatisation la plus inerte. »

Pier Paolo PASOLINI,
Lettres luthériennes  Petit traité pédagogique, p. 85-86, Points Seuil
(6,90€)

 Pasolini

Tout le monde s’est adapté. Lire la suite

Migrants : la solution

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« (…) la lâcheté habitue à voir mourir de la façon la plus atroce les autres, avec la plus étrange indifférence. Je meurs et cela même me nuit. »
Pier Paolo Pasolini (1922-1975)
Poésie en forme de rose,
traduit de l’italien par René de Ceccaty, p. 53, Rivages poche, Paris, 2015 (Garzanti, Milano, 2001)
(Si vous connaissez peu, ou pas, ou mal ce grand créateur à la « vitalité désespérée », suivez les liens qui précèdent.)

Je meurs et cela même me nuit.
C’est ce que pourrait dire chaque migrant lorsqu’il perd la vie aux barbelés de Ceuta, dans le tunnel sous la Manche ou dans les eaux de la Méditerranée (et ils sont déjà des milliers, 2000 depuis janvier 2015, (source OIM, Organisation Internationale pour les Migrations), encore 200 le 6 août 2015. Lire la suite

Le désastre : un projet de l’inconscient collectif ?

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Lire aussi : Brève multilingue du désastre

Ce texte écrit fin 2008 comporte quelques ajouts récents. Il a aussi été actualisé après Fukushima et pourrait l’être encore… On a toujours tort d’avoir raison trop tôt comme on dit. Ceci étant Théophraste se fiche éperdument d’avoir raison et souhaiterait au fond avoir tort sur toute la ligne. 

« L’humanité est capable de sauver la planète si elle renoue avec les principes de solidarité, de complémentarité et d’harmonie avec la nature, en opposition à l’empire de la concurrence, du profit et de la consommation des ressources naturelles. »
Evo Morales
Président de la Bolivie
28 novembre 2008

Dans son Essai d’exploration de l’inconscient, ultime ouvrage qui précède sa disparition en juin 1961, le psychanalyste Carl Gustav Jung (1875-1961) constate que le progrès scientifique s’est accompagné d’une déshumanisation du monde. Une déshumanisation dont les « nouvelles technologies » issues des découvertes scientifiques renforcent chaque jour l’impact, modifiant les comportements collectifs et individuels, créant sans cesse de nouveaux besoins, de nouvelles frustrations, isolant l’individu dans une bulle d’anonymat et de virtualités qui dénaturent son rapport au monde et banalisent une schizophrénie collective érigée en normalité sociale. Une normalité qui ne tient aucun compte de la dimension inconsciente de toute vie humaine.

montagne2 Lire la suite