L’AMOUR NOUS FAIT-IL TREMBLER ?

Dans un blog associé à Thébaïde News, la Bibliothèque de Théophraste où je publie des textes libres de droits selon la devise choisie : Éclectisme poético-philosophico- littéraire au fil des jours j’avais, il y a plus de 2 ans, proposé au lecteur occasionnel un poème qui m’avait touché d’un auteur que je ne connaissais pas et que j’avais découvert dans un de ces très vieux classiques, une brochure usée et jaunie par le temps qui dormait au fond de ma bibliothèque, imprimée en 1951…

L’amour nous fait trembler de Charles Guérin (1873-1907)

Et ce qui m’étonne, m’amuse souvent et me donne à penser c’est que selon les statistiques du blog ce texte est consulté quasi quotidiennement et aux 4 coins du monde. Attention ce sont des stats très modestes qui ne se chiffrent pas en kvues, néanmoins c’est le seul texte de ce blog qui soit lu chaque jour, en France bien sûr mais tantôt au Vietnam, au Brésil, au Royaume-Uni, au Maroc, en Chine, en Tunisie, en Inde, au Canada, en Suisse, en Belgique, en Algérie, en Italie, en Espagne… et j’en passe.

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Le Mozart noir

St-George1

Joseph de Bologne Chevalier de Saint-George (1745-1799)

C’est en écoutant France Musique et en assistant il y a quelques mois à un concert au Grand Orient de France que j’ai découvert la vie et l’œuvre de ce personnage hors du commun. Lire la suite

Adulte ? Jamais.

« Adulte ? Jamais. Jamais : comme l’existence
Qui ne mûrit pas, reste toujours verte,
De jour splendide en jour splendide.
Je ne peux que rester fidèle
A la merveilleuse monotonie du mystère. »

Pier Paolo Pasolini
Adulto ? Mai, Adulte ? Jamais, Rome 1950, Journal intime.
Poèmes choisis, traduits par René de Ceccaty
Points 2013

images (1) Lire la suite

« MON SUICIDE » (Bis)

Hier matin on a sonné chez moi, je n’attendais personne.
J’ouvre à une jeune femme très distinguée qui me propose un journal marxiste. Je le feuillette, je le trouve parfaitement indigeste mais conscient du fait que je ne le lirai peut-être pas je le lui achète et je rajoute même quelques euros.
Et on parle. Elle me dit que le capitalisme produit des crises parfois  très graves qui conduisent à des guerres comme au 20 e siècle, ce qui est tout à fait juste et qu’actuellement les masses ne se sentent pas suffisamment attaquées encore pour qu’une révolution soit possible, ce qui me semble également tout à fait juste. Cela dit Jupiter-Marcheur va peut être accélérer le processus…
Puis je ne sais plus comment j’en viens à lui parler de ce texte plein de vie dont j’ai fait une édition résumée dans ce même blog il y a un an : Mon suicide de Henri ROORDA.
Ça l’a intéressé vivement et tout à l’heure je l’ai relu. Ce texte est superbe, d’une « vitalité désespérée » comme disait Pasolini et d’une délicieuse ironie. J’en ai relevé quelques extraits que je republie ci-dessous et je réitère mon conseil : se le procurer éventuellement en version papier, ça ne coûte pas cher, et l’offrir à une personne qu’on aime pour l’aider à vivre.

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Horizon (s)

Quelques photos d’un paysage. Toujours le même… et jamais le même.
Quelques citations glanées sur internet.
Des images et des mots qui ont paru pouvoir s’associer, se conjuguer…

Le risque est un kairos, au sens grec de l’instant décisif. Et ce qu’il détermine n’est pas seulement l’avenir mais aussi le passé, en arrière de notre horizon d’attente*, dans lequel il révèle une réserve insoupçonnée de liberté.

Éloge du risque 
Anne Dufourmentelle

Cette femme philosophe et psychanalyste est morte noyée à l’âge de 53 ans en juillet 2017 en portant secours à des enfants sur une plage de Ramatuelle.
« Dans un entretien avec M, le magazine du Monde, à la question
« Peut-on vivre sans prendre
 de risque ? », elle avait répondu : «  La vie tout entière est risque. Vivre sans prendre de risque n’est pas vraiment vivre. C’est être à demi-vivant, sous anesthésie spirituelle. (…) Le risque commence dans les plus petits détails et gestes de la vie. Sortir de ses gonds, de ses habitudes, c’est déjà un risque. C’est se laisser altérer , c’est rencontrer l’altérité dans chaque événement. »
Plus : ici.

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Du train au fiasco globalisé

Du vécu : en conséquence Théophraste renoncera à s’exprimer de manière compassée à la 3e personne et dira je comme tout le monde.

Regardez je trouve ça sur le twitter de ma nièce, c’est super intéressant, ça nous concerne tous et … la grande majorité d’entre nous s’en fout.
Je l’ai constaté encore hier en prenant le train pour la thébaïde où je suis bien au chaud ce matin.
Nous sommes assis, le train ne part pas, la loco a été  installée avec retard. Bon ce n’est rien en comparaison de ce qui se passera après la mise en oeuvre des européo-macronneries (privatisation en 2019 et c’est déjà « en marche » !).
Je m’exclame : « Ah ! Comme d’habitude ! » car c’est fréquent.
Une dame assise tout près réagit :  » Vous connaissez la ligne ! » et la conversation démarre et tout le coin de wagon en profite.
Après avoir brocardé OuiSNCF je suis sur le smartphone et ces minerais rares qui le rendent opérationnel et que des enfants extraient pour nous au Congo. La dame est au courant car on le voit, elle est éduquée, avenante, elle lit un livre d’Amélie Nothomb et jette des regards furtifs à son petit écran.
Le ton change quand je dérive sur le nucléaire car je suis discursif et très loquace comme le savent ceux qui me fréquentent un peu. On sent qu’on aborde là un sujet tabou. Le coin du wagon retient son souffle.

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