« Le monde ne sera pas détruit …

par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »

Albert Einstein

« Frères migrants » :
la déclaration des poètes de l’écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau :

« Les poètes déclarent que le racisme, la xénophobie, l’indifférence à l’Autre qui vient qui passe qui souffre et qui appelle sont des indécences qui dans l’histoire des hommes n’ont ouvert la voie qu’aux exterminations, et donc que ne pas accueillir, même pour de bonnes raisons, celui qui vient qui passe qui souffre et qui appelle est un acte criminel. »

Patrick Chamoiseau

ImgSOSméditerranée

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Les gamins et la canicule

C’est à Paris que ça se passe.
Théophraste a osé affronter la canicule en cette fin d’après-midi du 21 juin 2017 pour poster du courrier, il devait faire 35 à 36°. Il avait en poche son petit appareil photos car il n’a pas de smartphone. Il avait repéré la veille une affichette du style « street-art » représentant une silhouette  au bord d’une falaise, une jambe lancée dans le vide avec pour légende « En marche !« . Las, les sympathisants marcheurs et macronistes l’avaient déjà arrachée.

Par contre un spectacle amusant et rafraîchissant lui donna l’occasion de faire quelques clichés :

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Une voix me dit : Marche ! …

Où vais-je ? Je ne sais. Mais je me sens poussé
D’un souffle impétueux, d’un destin insensé.
Je descends, je descends et jamais ne m’arrête.
Si, parfois, haletant, j’ose tourner la tête,
Une voix me dit : « 
Marche ! » et l’abîme est profond,
Et de flamme ou de sang je le vois rouge au fond !

Hernani
Victor HUGO (1802-1885)

Pure réminiscence que de citer ici ces vers de Victor Hugo dans Hernani, activée peut-être par le mot marche qu’on entend si souvent prononcé par les temps qui courent.

Les « marcheurs » sont « en marche », et vers quel abîme ? (1)


victor-hugo
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Une psychanalyste au BHV

Il y a peu Théophraste faisait la queue au BHV Marais à Paris, un grand magasin où on trouve tout , enfin à peu près tout. Il voulait payer ses achats : moult accessoires d’arrosage pour pallier ses absences à la thébaïde car les plantes ont aussi soif que les dieux et si on ne les abreuve pas elles crèvent alors que les dieux qui poussent frénétiquement dans l’imaginaire humain sont increvables. Mais passons.

La queue était impressionnante, de longues minutes d’attente devaient être envisagées.

Théophraste précédait une dame d’un certain âge qui lui fit un sourire fatigué et la conversation démarra ainsi. Très vite ils surent que l’une était psychanalyste, qu’elle recevait en thérapie des enseignants malheureux, souffrant de l’exercice de leur métier et que l’autre avait été prof, avait craqué à un moment de ce difficile parcours mais qu’il avait tenu bon et jouissait aujourd’hui des délices de la retraite… Lire la suite

« Mon suicide »

Ainsi que les guillemets l’indiquent il ne s’agit pas de celui de Théophraste mais d’un auteur peu connu qui fut prof de Maths en Suisse et se tira une balle dans le cœur le 7 novembre 1925 au petit matin.

Henri ROORDA (1870-1925)

Il fut aussi un chroniqueur, un philosophe et un humoriste brillant, doté d’une belle ironie mais avant tout un homme de cœur.

« Je vais peut-être me rater. Si les lois étaient faites par des hommes charitables, on faciliterait le suicide de ceux qui veulent s’en aller. (…)

Il faudra que je prenne des précautions pour que la détonation ne retentisse pas trop fort dans le cœur d’un être sensible. »

Tels sont les derniers mots de ce petit essai qu’il faut lire si on aime la vie car ce petit livre est plein de vie. Paradoxal n’est-ce pas pour quelqu’un qui à l’âge de 55 ans a décidé d’en finir ? Lire la suite

De printemps en printemps

Et ce printemps 2017 est peut-être l’un des plus beaux qu’il soit donné de vivre.

Difficile en effet de contenir sa joie lorsqu’arrivant à la thébaïde l’œil fut d’abord capté par le flamboiement des forsythias mais aussi par le blanc neigeux d’un vaste buisson d’aubépine s’inscrivant dans la perspective de très vieilles collines qui donnent à l’horizon de ce lieu quasi ignoré des hommes l’éternel sens de la terre.

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Une ode champêtre

Théophraste aime marcher, randonner. Il le fit longtemps avec des groupes de différentes obédiences. Il se lassa de tous et décida de marcher seul. Parfois il propose à quelque connaissance de l’accompagner. Marche et conversation se conjuguent alors ; un peu comme le suggérait Aristote et ce peut être un double plaisir que de jouir de la nature et du charme d’une conversation. Ces moments là sont rares cependant, alors il marche seul et jouit exclusivement de la nature.

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